L'enjeu écologique est sérieux

Plus que sérieux même : plusieurs études pointent du doigt la voracité énergétique d'Internet. Ainsi, selon Siegfried Behrendt, chercheur de l'institut de recherche berlinois IZT, lorsqu'un consommateur télécharge la version électronique d'un quotidien, il consomme autant d'énergie que lorsqu'il fait une lessive. Autre exemple tout aussi parlant, celui relevé par l'entreprise allemande de services informatiques Strato : une recherche sur le site Google est équivalente à une heure de lumière dispensée par une ampoule à économie d'énergie. Dernier point de comparaison : les avatars de Second Life. Sachez que l'un de ces personnages virtuels consomme en moyenne la même quantité d'électricité chaque année qu'un habitant du Brésil !

Ce monde virtuel ne l'est qu'en apparence. En effet, Internet base son fonctionnement sur une multitude de serveurs regroupés en centres de données géants (data centers). Ainsi, en plus des soucis écologiques bien connus du côté de l'utilisateur et liés à son poste informatique individuel (composants toxiques, consommation d'énergie...), s'ajoutent ceux à l'autre bout de la chaîne. Ces data centers consomment infiniment plus d'énergie à cause de leur taille et des ordinateurs aux capacités de calcul phénoménales qui les composent. En effet, ils stockent et transmettent sans arrêt les données des internautes du monde entier ! D'après une étude commandée par le fabricant de composants AMD et réalisée par l'université américaine de Stanford, les plus grandes « fermes informatiques » du monde font tourner chaque année 14 centrales électriques. Leur consommation d'électricité a doublé entre 2000 et 2005.

http://www.lavienumerique.com/articles/74989/internet-veritable-gouffre -energetique.html

Autres articles: http://www.dicodunet.com/definitions/google/data-centers.htm

http://pisani.blog.lemonde.fr/2007/02/16/les-serveurs-consomment-beaucoup-de nergie/